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Dimanche 5 août 2007

Quelques nouvelles entre deux courts séjours de vacances:

ça bouge beaucoup du côté des O.G.M.:

Dans l'essor sarladais du vendredi 20 juillet (le petit journal local), un communiqué de la Confédération paysanne 24 prend position face à la présence de maïs O.G.M. dans deux cantons du département (Vertaillac et Ribérac). Une petite phrase concerne les apiculteurs: " Quant aux apiculteurs, nous leur conseillons de sortir les ruches des cantons concernés pour les installer ailleurs, ceci afin d'éviter une contamination de leur produit." C'est la première fois que je lis un conseil de ce genre dans la presse, ça ne sera malheureusemant pas la dernière.

J'ai appris que Maurice Coudoin et les associations qui s'étaient jointes à lui comme plaignantes dans la demande de référé au tribunal de Marmande ont été déboutés le douze juillet dernier: le maïs O.G.M. a été semé malgré la demande en référé, il ne sera pas castré ni détruit, malgré les demandes des plaignants et l'apiculteur doit installer ses ruches loin des O.G.M.. Le juge a surtout trouvé qu'il n'y avait pas lieu à un référé. De nombreux sites parlent de cette affaire sur internet.

Du maïs biologique a été détruit dans les pyrénées atlantiques. Il était destiné à évaluer les éventuelles contaminations génétiques par le pollen du maïs O.G.M.. La fédération Bio Aquitaine souhaitait évaluer la cohabitation des cultures bio et transgénique. L'expérience a tout simplement été sabotée par quelques malveillants.

Enfin, j'ai appris avec plaisir que les faucheurs volontaires continuent leur action d'une manière tout à fait inédite et désarmante pour les semeurs d'O.G.M.Je me permets de recopier quelques lignes trouvées sur le site

http://www.univers-nature.com:80/inf/inf_actualite1.cgi?id=2732:                

"Face aux cultures d’OGM, les faucheurs ne désarment pas. Alors que les actions d’arrachage des parcelles de plantes transgéniques sont pénalement condamnables, ils réinventent le concept de façon subtile. Alors que les OGM sont une source avérée de pollution génétique des autres cultures, jeudi dernier, près de 500 militants anti-OGM ont pollinisé un champ de maïs transgénique en diffusant du pollen de variétés non-transgéniques à sa périphérie. Pour José Bové qui participait à cette action, à Lussas en Ardèche, c’est 'l’arroseur arrosé'.

En effet, en agitant des épis de maïs non OGM en fleur sur le pourtour du champ de 6 000 m2, le vent et les insectes aidant, c’est la parcelle transgénique qui s’est vue contaminée, sans qu’aucune personne n’y pénètre (la gendarmerie présente sur les lieux n’est pas intervenue). "

Voilà pour les nouvelles issues des lectures de l'été.

Du côté du rucher, l'activité semble avoir repris après un mois de juillet très peu productif: Les floraisons de juillet sont peu nombreuses et n'apportent pas de rentrée de nectar suffisante pour une miellée.



(Abeille sur serpolet en juillet)

(Abeille sur trèfle blanc)

Hier et aujourd'hui, j'ai constaté une activité plus importante devant les planches d'envol: Peut-être peut-on espérer des rentrées intéressantes de miellat? Je ne suis pas sûr que la baisse annoncée des températures nous rende service.

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Jeudi 5 juillet 2007

 

Jean-Marie, le cyberbricoleur de l'Abeille Périgordine vient de me communiquer une information très intéressante: l'adresse sur laquelle chacun peut consulter la liste officielle des parcelles semées de maïs O.G.M..

Amis apiculteurs, empressez-vous d'aller vérifier si vos abeilles iront butiner le fameux MON 810 cette année, en tapant l'adresse suivante:

http://www.ogm.gouv.fr/mise_marche/registre_cultures/registre_cultures.htm

Cliquez ensuite sur "Consulter le registre national O.G.M. et cessez de trembler si vous n'êtes pas concerné. Une fois l'angoisse dépassée, promettez vous de soutenir la prochaine action anti O.G.M.

 

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Jeudi 5 juillet 2007

Merci à Jean-Louis pour l'envoi de cette petite histoire d'abeille:

Une petite fille arrive à l'école avec un gros bandage autour de la tête.
Interpellée, la maîtresse lui demande :
-  Mais que t'est-il arrivé ?
-  Une abeille m'a piquée.
-  Mais c'est un bandage énorme pour une piqûre !
-  Papa l'a tuée avec sa pelle !

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Samedi 19 mai 2007

Un texte à connaître:

 Requiem pour nos abeilles, de Dominique Guillet.

C'est un peu long à lire, mais l'approche est intéressante et très complète.

Vous le trouverez à l'adresse suivante:

http://www.liberterre.fr:80/gaiasophia/agriculture/pollinisateurs/requiem01.html

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Mardi 1 mai 2007

Le printemps est bien installé, de nombreux arbres fleurissent, les oiseaux chantent, les abeilles butinent, … et les moteurs pétaradent.

Pollution sonore, me direz vous !

Pas d’accord ! C’est de la pollution tout court !

On parle souvent de la pollution due aux moyens de transport (voiture, camion, avion,…) mais rarement de la pollution engendrée par les jardiniers à moteur.

Je vois déjà poindre le sourire rassuré de ceux qui n’utilisent que des engins à moteurs électriques.

Hé, c’est pareil ! L’électricité est, en France, une énergie essentiellement polluante car elle produit des quantités importantes de déchets nucléaires qui pollueront encore pendant des milliers d’années. (Si l’Homme de Cro-Magnon découvert près de Sarlat avait utilisé l’énergie nucléaire, nous serions toujours contraint de gérer et surveiller ses stocks de déchets hautement dangereux). Amis apiculteurs, essayez de vendre un miel récolté à côté d’une centrale nucléaire ou d’un dépôt de déchets !

Bref, de même qu’on affiche pour une voiture sa consommation aux 100 km, il faudrait qu’on affiche devant chaque jardin sa consommation rapportée à l’hectare.

Cela nécessiterait un système de calcul qui intègre la consommation des outils électriques sous la forme de « litre équivalent essence ». (Là ça me dépasse un peu, mais ça doit bien exister !)

On s’apercevrait que des jardiniers consomment proportionnellement davantage d’énergie polluante qu’un agriculteur.

Quel rapport avec nos abeilles, me direz-vous ?

-         la pollution atmosphérique

-         le dérèglement du climat

-         la pollution radioactive.

Ces pollutions contribuent forcément à les affaiblir, tout comme nous.

Chez les humains, les allergies, les maladies respiratoires, des pathologies ou disfonctionnement plus graves, apparaissent en quantité anormale. Pourquoi pas chez les abeilles qui sont encore plus tributaires que nous de l’état de l’environnement naturel ?

Alors ne transformons plus nos espaces verts en jardin à moteur, essayons de réduire l’utilisation des tondeuses, débroussailleuses, tracteurs, tronçonneuses, aspirateurs souffleurs, karchers, taille-haies, motoculteurs, motobineuses, pompes arroseuses, …, de tous ces pétarous qui concurrencent le chant des oiseaux.

On y gagnera en silence, en qualité de l’environnement, et nos abeilles trouveront un peu plus de fleurs à butiner.

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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