Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Jeudi 29 mars 2007

Pour aider les apiculteurs et les autres à lutter contre la prolifération des O.G.M., je relaie une action qui me parait intéressante. Je vous en fais part ci-dessous.

Je me permets donc de reproduire le texte trouvé sur le site de l'association Kokopelli qui propose à tous les jardiniers de cultiver du maïs et de demander ensuite au Ministère de l'agriculture d'effectuer une analyse pour être rassuré sur la non contamination génétique. En plus, c'est joli du maïs dans un jardin et il y a même une fiche technique pour la culture.

J'essaierai de passer ...dans quelques mois une photo des plants de maïs que je vais bientôt semer près du rucher .

Bonne culture à tous. S'il vous faut la recette pour faire des pop corns , demandez moi à l'automne, je vous ferai parvenir celle de mes enfants.


http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=87

 


 

Campagne Sans Ogm, Semons

 

Sans Ogm, Semons . Protégeons la Biodiversité




L’Association Kokopelli lance une campagne M.A.I.S. (Mensonges Avérés de l'Industrie Semencière) qui, grâce à un engagement citoyen (et aux semences reproductibles d’anciennes variétés), contribuera à dénoncer les contaminations transgéniques, dont se rendent coupables les toxisemenciers et l’Etat Français.

Mr. Daniel Chéron, de Limagrain, vient d’annoncer que ce sont au moins 30 000 ha de maïs OGM qui seront cultivés en France en 2007 contre 5.000 ha en 2006 et moins de 1.000 ha en 2005. Selon Mr. Chéron, directeur général de Limagrain (qui se situe au quatrième rang des multinationales de la semence) le développement de la culture de maïs chimériques ne pourra que se poursuivre alors même que le gouvernement Français a renoncé à soumettre à l’Assemblée Nationale la loi OGM visant à transposer la Directive Européenne 2001-18. Il est en effet difficile pour le gouvernement de se lancer, à quelques semaines des élections, dans un combat aussi impopulaire dans l’opinion publique: 86% des Français sont hostiles aux chimères génétiques.

Ce qu’il ne veut pas soumettre au débat public, le gouvernement se prépare à l’imposer dans les prochains jours par décret, pour répondre en partie aux injonctions de la Commission Européenne. Le contenu de ces décrets n’est pas encore connu, mais il est fort à parier qu'ils seront encore plus laxistes et favorables aux chimères génétiques que la loi votée par le Sénat en mars 2006 : irresponsabilité civile et financière totale des semenciers en cas de dissémination, et information minimale des populations.

La multinationale Monsanto a même lancé une pétition vers les agriculteurs pro-ogm afin de faire pression sur le gouvernement et faire passer sa loi OGM par décrets. Cette pétition demande que l’emplacement des parcelles de maïs transgénique ne figure pas sur le registre public "afin de permettre aux agriculteurs de choisir de cultiver des OGM en toute sérénité." (dans le texte!)

Cela permettrait au passage de contaminer son voisin sans qu’il le sache et en toute sérénité !

Toutes les jardinières et tous les jardiniers qui souhaitent participer à cette campagne de dénonciation des contaminations transgéniques sont invités à cultiver du maïs dans leur jardin (du maïs doux ou du maïs à éclater ou du maïs à farine) et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique.

Invitez vos amis à participer à cette campagne sémillante et constructive d'éradication des chimères génétiques. Nous sommes sûrs que le Ministère de l'Agriculture appréciera grandement de recevoir quelques dizaines de milliers d'échantillons de semences accompagnés d’une requête d’analyse génétique.

Une requête type est disponible, sur le site internet de Kokopelli, ainsi qu’une fiche technique de culture des maïs.



par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 mars 2007

Mardi dernier, j'ai appris par la presse que le gouvernement avait publié 3 décrets et 4 arrêtés concernant les cultures O.G.M., afin de transcrire la directive européenne dans le droit français.

A cause de ces décrets pris dans la précipitation, les semenciers vont pouvoir inciter les agriculteurs à semer le maïs MON 810, la seule plante génétiquement modifiée autorisée pour la culture à des fins commerciales en France. En 2005, on trouvait 500 hectares de maïs transgénique dans notre pays; en 2006, on est passé à 5000 hectares; en 2007, on peut s'attendre à une surface comprise entre 30000 et 50000 hectares (chiffre donné par le directeur général des producteurs de maïs A.G.P.M.)

Depuis le temps que l'Union Européenne demandait à la France de se mettre en conformité avec sa directive, il me semble qu'un débat aurait pu être organisé pour que chacun s'exprime et puisse avancer ses arguments. Il me semble surtout que la France n'était pas obligée d'interprêter cette directive dans un sens qui avantage tellement les quelques firmes productrices d'O.G.M.. J'aurais aimer connaître la manière dont chaque pays européen a transcrit cette directive. Il parait que la grèce a tout simplement refusé les O.G.M. pour protéger son apiculture. Si un lecteur peut trouver un document présentant les différences d'application du texte à travers l'Europe, je serai très intéressé.

Dans les décrets français, on apprend que les semeurs d'O.G.M. devront laisser dorénavant une bande de 50 mètres de largeur entre leur culture et une culture en semis traditionnel. Comment penser que les experts dont s'entourent nos dirigeants ne leur ont pas expliqué que le vent porte le pollen sur des kilomètres? Comment penser que personne ne les  a informé qu'il reste encore des insectes pollinisateurs munis d'ailes leur permettant de voler dans nos campagnes? Ont-ils entendus parler de l'apiculture, du rôle pollinisateur des abeilles, de la récolte du pollen?

Il n'est pas trop tard pour inverser le cours des choses, mais cette promulgation va rendre le débat un peu plus hypothétique. En imposant les O.G.M. à tous, nos dirigeants espèrent certainement arriver à leur banalisation. Les conflits entre agriculteurs et apiculteurs risquent de se développer. Les citoyens-consommateurs laisseront-ils faire?

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 19 mars 2007

A la une de Sud ouest aujourd’hui :

 

Cette information est développée pleine page à la fin du journal. On y apprend que Maurice Coudoin, apiculteur a Verneuil d’Agenais, dans le Lot et Garonne, avec son épouse, a assigné en justice un agriculteur producteur de maïs O.G.M.. Plusieurs organisations apicoles se sont associées à sa requête, dont l’Abeille Périgordine, mon syndicat Apicole (On connait bien Maurice Coudoin, car il était notre invité lors de l’Assemblée Générale de décembre dernier).

La requête porte sur deux points : « L’atteinte portée aux intérêts des requérants », et « l’existence d’un trouble anormal de voisinage ».

L’article rappelle que Maurice Coudoin avait participé à l’expérimentation conduite en 2006 par le Collectif Aquitain Avenir sans O.G.M. . qui « visait à mesurer concrètement les effets de dissémination et de contamination à partir de prélèvements réalisés sous contrôle d’huissier puis analysés dans un laboratoire indépendant ». Le pollen récolté dans les ruches présentait un taux de contamination par les O.G.M. de 34 % à 400 mètres et 39 % à 1200 mètres des parcelles incriminées.

Quelqu’un peut-il encore prétendre après cette expérimentation que le pollen O.G.M. ne voyagera pas vers les parcelles traditionnelles.

Si les lecteurs de ce blog ne souhaite pas voir notre paysage rural envahi par les O.G.M. (50 000 hectares envisagés cette année par les semenciers), il est toujours possible de faire un petit geste en signant l’appel d’Orléans, à trouver à l’adresse ci-jointe :

http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1

 

 

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 6 mars 2007

Pour aider les abeilles à vivre dans un environnement sans O.G.M. (Voir articles précédents pour en connaître les dangers), cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1

Vous aurez alors accès à la pétition de l'appel d'Orléans pour un moratoire sur la culture d'O.G.M..

C'est important, c'est urgent ! Pour éviter le semis des  dizaines de milliers d'hectares de maïs O.G.M. prévus en France cette année.

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 février 2007

Pourquoi O.G.M. et abeilles ne peuvent-ils faire bon ménage ?

 

 J’ai parlé des O.G.M. à travers plusieurs articles. Il faut quand même que j’explique pourquoi je pense qu’ils sont néfastes pour les abeilles.

-         Les deux grandes catégories d’O.G.M. utilisés dans le monde sont des plantes résistantes à un herbicide, et des plantes produisant un insecticide. Dans le cas des plantes résistantes à un herbicide, il s’agit d’un produit très puissant qui va pouvoir être utilisé massivement sur de grandes surfaces, et fréquemment. Outre le fait qu’il va s’infiltrer dans les nappes phréatiques et polluer les rivières et plans d’eau par le ruissellement des eaux de surface, il risque également d’être transporté dans la ruche par les abeilles porteuses d’eau qui vont souvent sur les plantes chercher les gouttes de rosée. L’eau est rapportée en effet à la colonie, comme le sont le nectar, le pollen et la propolis. Dans le cas des plantes produisant leur propre insecticide, il va de soi que les abeilles en seront un peu plus fragilisées. De plus cet insecticide sera peu contrôlé : aura-t-il besoin d’une autorisation de mise sur le marché alors qu’il sera produit par un végétal ?

-         Les produits de la ruche ont jusqu’à maintenant profité d’une image de produits naturels. Qu’en sera-t-il lorsque les O.G.M. seront suffisamment répandus sur le territoire pour éveiller la suspicion des consommateurs ? L’apiculteur devra-t-il fuir les O.G.M. ? Le pollen est présent en toute petite quantité dans le miel, les abeilles ne trieront pas entre le pollen de maïs O.G.M. et le pollen de maïs conventionnel. Elles butinent autour de la ruche dans un rayon de 3 kilomètres.

-         Qui garantira la qualité des produits de la ruche ? En d’autres termes, qui paiera les analyses pour prouver que les produits de la ruche sont exempts d’O.G.M.Pas l’agriculteur, pas le semencier qui sera dégagé de toutes responsabilité.

-         Les abeilles risquent de devenir le vecteur de transport du pollen O.G.M. vers les plantes autochtones. La distance ridicule prévue dans la loi votée au sénat à l’automne dernier (mais pas passée devant les députés) pour séparer les cultures O.G.M. des cultures traditionnelles ne suffira pas pour empêcher le vent de transporter le pollen. Que dire des abeilles ou des autres insectes pollinisateurs ? Les ruches deviendront un sujet de cauchemars pour les agriculteurs traditionnels ou pire encore pour l’agriculture biologique.

En conclusion, on peut se poser la question de l’avenir de l’apiculture dans un paysage rural parsemé de champs de plantes génétiquement modifiées. Faudra-t-il aux apiculteurs fuir les plantes O.G.M., se savoir responsables de la dissémination des transgènes, ou faire valoir son droit d’antériorité sur ces O.G.M. ?

 Dessin de Basile pour la journée anti-O.G.M.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
blog loisirs et détente sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus