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Mercredi 14 février 2007

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des photos
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Mercredi 14 février 2007

 

Blog de jmn-apiculture : Un apiculteur à Sarlat, Je n'ai pas signé le pacte écologique

Eh non, je n'ai pas signé le pacte de Nicolas Hulot. Je le trouve très fade, contortionniste pour ne pas froisser les intérêts des grandes entreprises qui le subventionnent et il y a tellement de signatures d'opportunistes que je n'ai pas voulu m'y mêler.

Aujourd'hui, j'ai fait l'expérience suivante avant d'écrire cet article: J'ai tapé sur mon clavier dans la fenêtre de recherche "google" les 4 mots suivants: pacte écologique Nicolas Hulot. J'ai eu la surprise de voir que le premier site proposé étaient celui d'un candidat à  l'élection présidentielle. C'est certainement ce dernier qui a le plus d'avantages a tirer de la médiatisation de ce pacte . Vous le connaissez, C'est un homme qui passe à la télé tous les jours depuis 6 mois, il  prône le nucléaire, il soutient la future loi qui permettra de disséminer les O.G.M. sur tout le territoire et par la même de donner un coup fatal à l'agriculture biologique (et qui est au pouvoir depuis un bon bout de temps). Et pourtant, dans le pacte écologique, il est bien écrit: "engager une politique de prévention, en particulier en ce qui concerne l'alimentation, l'emploi des pesticides et la dissémination des OGM". Alors, c'est quoi cette mascarade? Pourquoi Nicolas Hulot ne dénonce-t-il pas les plus célèbres de ses signataires qui font l'inverse de ce qui est écrit dans le pacte?

La plus innovante des mesures est la nomination d'un vice-premier ministre en charge de l'écologie. S'il n'a pas de budget, ni même de bureau ou de secrétaire, il aura l'air malin !(Voyez par exemple le poids du ministre actuel chargé de l'intégration par rapport à ses homologues des autres ministères) .

De plus, je trouve que Nicolas Hulot, qui n'a pourtant pas la pression du pouvoir sur le dos, n'a qu'une vision à court terme de l'avenir de la planète: Il ne s'agit pas de viser à la réduction de l'utilisation des souces d'énergies fossiles, et donc de les utiliser jusqu'à la dernière goutte. Il s'agit bien de viser, à une échéance de quelques années, à leur suppression. Si on envoie tout le carbone du pétrôle, du gaz et du charbon dans l'atmosphère, que ce soit en 50 ans ou à un rythme plus lent, on risque de parvenir à la suppresssion de la vie sur terre.

Nos abeilles disparaîtraient avant nous, si ça peut vous rassurer ...

P.S.: Ce n'est pas parce que je n'ai pas signé le pacte écologique que je ne continuerai pas à signer des pétitions ou des courriers pour défendre des causes écologiques ou humanistes. Je vous en proposerai d'ailleurs de temps en temps sur ce blog.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Humeur
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Mercredi 14 février 2007

Il est encore temps de revoir ses choix apicoles pour l'année 2007. Je me contenterai cependant de garder les mêmes principes d'action que pour l'année précédente :

  • - Eviter au maximum le nourrissement au sucre. Ce n'est pas un aliment naturel pour l'abeille. Je me demande d'ailleurs si ce sucre industriel ne contribue pas parfois à l'affaiblissement des défenses de nos avettes. Peut-être existe-t-il des études sur ce sujet. Si un lecteur de ce blog en a connaissance, il peut me laisser des indications en commentaire à la suite de cet article. Je nourris donc en fin d'hiver avec un peu de miel de ma récolte, si une ruche se trouve dans la besoin. Au début du printemps, je stimule les colonies en grattant leur propre miel, en petite quantité, près du couvain. Je réserve le sirop de sucre pour les essaims artificiels et la stimulation de fin d'été, en essayant de limiter les apports à deux kilos de sucre par colonie et par année.
  • - Changer les reines tous les deux ans au maximum. Remérer les colonies dont la reine parait défaillante. Je me livre donc à l'élevage par greffage de larves.
  • - Réunir des colonies avant les miellées importantes, ce qui implique de disposer de quelques colonies en ruchettes de réserve.
  • - Pas de transhumance sur des cultures suspectes, susceptibles d'être traitées avec des insecticides, ou issues de graines enrobées, ou bientôt d'être génétiquement modifiées.

Vive l'agriculture biologique !!! ... Hein ! ... Comment ! ...y'en a pas beaucoup ! ... Tant pis, je laisserai mes ruches en place.

Amis lecteurs faites donc les bons choix lorsque vous remplissez votre panier.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Mercredi 14 février 2007

Rappel pour les non initiés (car ce blog leur est aussi destiné): Le varroa est un acarien, parasite de l'abeille, arrivé en France dans les années 80. Il se reproduit dans les cellules operculées du couvain (larves d'abeilles) et se nourrit de l'hémolymphe de son hôte. Il affaiblit considérablement l'abeille qu'il parasite et diminue sa durée de vie. Il participe à la fragilisation de la colonie face aux diverses maladies qui la menacent et en provoque à terme sa disparition.

Les produits généralement employés par les apiculteurs sont nocifs pour l'environnement et se fixent sur la cire des rayons. L'utilisation de traitements alternatifs commencent à se répandre: l'acide oxalique, les produits à base de thymol, mais ne sont pas toujours faciles d'emploi.

J'ai toujours essayé, depuis mes débuts en apiculture, d'employer des produits ou des stratagèmes moins agressifs pour les abeilles et ne laissant pas de résidus dans la cire, voire dans le miel. Après avoir utilisé pendant quelques années la roténone en évaporation et les planchers grillagés, je traite maintenant les colonies avec les huiles essentielles  de thym sous la forme de cristaux de thymol que je brûle dans un appareil qui les vaporise dans la ruche, et également en piégeant les varroas dans le couvain de mâles.

Pour l'appareil, je dois remercier Jean-Marie, le cyberbricoleur de l'Abeille Périgordine, qui a conçu ce "vaporisateur à chaud" en soudant divers pièces de récupération ou en les fabriquant. 

Je piège les varroas dans le couvain de mâles à deux ou trois reprises, environ entre le 20 avril et le 15 juin. A cette période, si la colonie est suffisamment forte, les jeunes abeilles cirières construisent du couvain de mâles dans les espaces libres des cadres (cellules plus grandes que les cellules d'ouvrières). Il suffit donc de ne pas cirer le tiers inférieur d'un cadre préalablement marqué et de découper le bloc de cellules de mâles obtenues, quand elles sont operculées. Les varroas les affectionnent particulièrement car elles sont operculées plus longtemps que les cellules d'ouvrières (12 jours contre 9).

 

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Mercredi 14 février 2007

Mes cadres à mâles sont en fait des cadres de corps normaux sans fil inox dans la partie inférieure.

Lorsque je monte la cire, je chauffe le dernier fil (troisième fil en partant du haut) un peu plus longtemps, jusqu'à ce que la cire gauffrée se coupe. Je récupère le morceau de cire gauffrée pour faire des amorces de cire pour les cadres de hausses qui sont destinés à produire du miel en section.

Auparavant, mes cadres à mâles étaient des cadres de réforme dont j'enlevais les fils et où je ne laissais qu'une amorce de cire en haut. Si j'évaluais mal la force de la colonie au moment de l'introduction de ce cadre, j'obtenais dans la ruche un cadre de couvain d'ouvrières sans fil, difficile à manipuler et que je ne détruisais pas par soucis de ne pas tuer des larves.

Avec le système présenté, je ne crains plus de me planter sur la date d'introduction.

Pour détruire le couvain de mâle operculé, il suffit d'une pression des deux pouces pour que la cire se coupe à l'endroit du dernier fil. Je replace ensuite le cadre et je peux recommencer une vingtaine de jours après. Si je laisse ce cadre dans la ruche, il reste utilisable en grande partie pour la ponte de la reine.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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