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Jeudi 22 février 2007

Pourquoi O.G.M. et abeilles ne peuvent-ils faire bon ménage ?

 

 J’ai parlé des O.G.M. à travers plusieurs articles. Il faut quand même que j’explique pourquoi je pense qu’ils sont néfastes pour les abeilles.

-         Les deux grandes catégories d’O.G.M. utilisés dans le monde sont des plantes résistantes à un herbicide, et des plantes produisant un insecticide. Dans le cas des plantes résistantes à un herbicide, il s’agit d’un produit très puissant qui va pouvoir être utilisé massivement sur de grandes surfaces, et fréquemment. Outre le fait qu’il va s’infiltrer dans les nappes phréatiques et polluer les rivières et plans d’eau par le ruissellement des eaux de surface, il risque également d’être transporté dans la ruche par les abeilles porteuses d’eau qui vont souvent sur les plantes chercher les gouttes de rosée. L’eau est rapportée en effet à la colonie, comme le sont le nectar, le pollen et la propolis. Dans le cas des plantes produisant leur propre insecticide, il va de soi que les abeilles en seront un peu plus fragilisées. De plus cet insecticide sera peu contrôlé : aura-t-il besoin d’une autorisation de mise sur le marché alors qu’il sera produit par un végétal ?

-         Les produits de la ruche ont jusqu’à maintenant profité d’une image de produits naturels. Qu’en sera-t-il lorsque les O.G.M. seront suffisamment répandus sur le territoire pour éveiller la suspicion des consommateurs ? L’apiculteur devra-t-il fuir les O.G.M. ? Le pollen est présent en toute petite quantité dans le miel, les abeilles ne trieront pas entre le pollen de maïs O.G.M. et le pollen de maïs conventionnel. Elles butinent autour de la ruche dans un rayon de 3 kilomètres.

-         Qui garantira la qualité des produits de la ruche ? En d’autres termes, qui paiera les analyses pour prouver que les produits de la ruche sont exempts d’O.G.M.Pas l’agriculteur, pas le semencier qui sera dégagé de toutes responsabilité.

-         Les abeilles risquent de devenir le vecteur de transport du pollen O.G.M. vers les plantes autochtones. La distance ridicule prévue dans la loi votée au sénat à l’automne dernier (mais pas passée devant les députés) pour séparer les cultures O.G.M. des cultures traditionnelles ne suffira pas pour empêcher le vent de transporter le pollen. Que dire des abeilles ou des autres insectes pollinisateurs ? Les ruches deviendront un sujet de cauchemars pour les agriculteurs traditionnels ou pire encore pour l’agriculture biologique.

En conclusion, on peut se poser la question de l’avenir de l’apiculture dans un paysage rural parsemé de champs de plantes génétiquement modifiées. Faudra-t-il aux apiculteurs fuir les plantes O.G.M., se savoir responsables de la dissémination des transgènes, ou faire valoir son droit d’antériorité sur ces O.G.M. ?

 Dessin de Basile pour la journée anti-O.G.M.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Jeudi 22 février 2007

Je viens de recevoir quelques superbes photos de nids de frelons asiatiques. Je vous en livre une.

"Tremblez frelons ! les chasseurs sont en marche !"

Richard et Jean-Marie, et leurs trophées. Merci Pour la photo.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Mercredi 21 février 2007

Le frelon asiatique est une vedette !

 

 

   Mes enfants me disent qu’il a fait l’objet d’un reportage au JT de France 2 hier soir, Jean-Marie me signale qu’il est passé sur TF1, un article est paru dans le monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-868966@51-866145,0.html ), les amis m’en parlent, bref, l’information est passée.

 

 

   Peut être est-il trop tard. Comment éradiquer d’une partie du territoire une espèce qui s’est développée à grande vitesse en deux années seulement, s’installant dans les départements d’Aquitaine et au-delà. L’information est pourtant très utile pour mettre en garde les apiculteurs du danger qui menace leurs abeilles, mais aussi pour que les scientifiques surveillent de près Vespa Vélutina : il est tout à fait possible qu’il réduise considérablement la population très diverse des insectes pollinisateurs et que certaines cultures en pâtissent. 

 

 

   On peut rêver, quand on voit la capacité de mobilisation des médias autour de ce problème, et imaginer que les problèmes posés par les O.G.M. aux apiculteurs vont faire l’objet du même type de couverture médiatique… A moins que ça ne gêne quelques intérêts privés suffisamment puissants pour empêcher les informations de circuler.

 

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Mardi 20 février 2007

Je récolte différents types de miels :

-         Le miel d’acacia : miel très apprécié, très demandé. Il est clair et reste liquide. Les personnes où les enfants qui n’aiment pas les miels trop corsés l’apprécient beaucoup. Il est idéal pour sucrer les tisanes. La floraison d’acacia se situe aux alentours du 1er mai, pour une récolte fin mai, avant la floraison des tilleuls.

-         Le miel toutes fleurs : J’ai commandé cette année une analyse pollinique qui a montré que le pollen de châtaignier y est prépondérant. Il contient également du pollen de tilleul, d’ailantes, …. Il est doux tout en étant très parfumé. Il reste liquide une année environ. Je le récolte dans la 1ère quinzaine de juillet après la fin de la floraison du châtaignier. Je décline le miel toutes fleurs en deux présentations : miel liquide, ou miel crémeux, pour lequel j’accélère la cristallisation en la contrôlant ( mais sans chauffage du miel !).

-         Le miel de forêt : Il contient un mélange de récolte de miellats et de nectar de fleurs récolté par les abeilles en juillet et août. Il est nettement plus foncé et plus corsé. La récolte s’effectue fin août.

Sur la photo, dans l'ordre de la gauche vers la droite:

Acacia  -  toutes fleurs liquide  -  forêt  -  toutes fleurs crémeux

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Le miel
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Dimanche 18 février 2007

    Quelques éléments de ruches étaient à peindre. C'est un travail de saison.

    Assemblés en décembre, je les avais alors trempés dans l’huile de lin, selon la méthode décrite par Céline Gobin sur le site « Les ruchers d’Argonne » (Voir dans la catégorie  « sites apicoles » ci contre) : dans un toit de ruche, je verse un mélange d’huile de lin et d’essence de térébenthine et je fais tremper chaque face du corps ou de la hausse pendant ¼ d’heure.

   

    Les éléments avaient donc séchés pendant deux mois et il était temps maintenant de les recouvrir d’une protection supplémentaire : j’utilise la lasure bitumineuse de chez Biofa. Elle joue le rôle du carbonyle utilisé par certains apiculteurs dans le passé, mais elle n’est nocive ni pour l’environnement, ni pour l’utilisateur et sa fabrication suit un cahier des charges respectueux de l’environnement. L’odeur dégagée lors de son application est agréable. Comme de nombreuses peintures bio, elle a l’inconvénient de ne pas sécher très vite, mais je ne suis pas pressé et peux me permettre de passer les trois couches à deux ou trois jours d’intervalles.

   

   Lorsque je les utiliserai, ils auront perdu l'odeur de ce produit qui pourrait perturber les abeilles.

  

   

Sur la photo, on peut distinguer des corps et une hausse Dadant ainsi que deux éléments de ruche Warré/Gatineau.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des travaux au rucher
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