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Un apiculteur à Sarlat
Bienvenue en Dordogne!
Vous visiterez sur ce blog mon rucher situé près de Sarlat, au coeur du Périgord noir. Vous pourrez y découvrir mes activités apicoles, mes différentes ruches, mes abeilles noires et quelques préoccupations d'un apiculteur passionné.
Si vous désirez me contacter, cliquez sur "contact" au bas de la page.

Pour aider les apiculteurs et les autres à lutter contre la prolifération des O.G.M., je relaie une action qui me parait intéressante. Je vous en fais part ci-dessous.
Je me permets donc de reproduire le texte trouvé sur le site de l'association Kokopelli qui propose à tous les jardiniers de cultiver du maïs et de demander ensuite au Ministère de l'agriculture d'effectuer une analyse pour être rassuré sur la non contamination génétique. En plus, c'est joli du maïs dans un jardin et il y a même une fiche technique pour la culture.
J'essaierai de passer ...dans quelques mois une photo des plants de maïs que je vais bientôt semer près du rucher .
Bonne culture à tous. S'il vous faut la recette pour faire des pop corns , demandez moi à l'automne, je vous ferai parvenir celle de mes enfants.

Troisième jour de butinage sur le pissenlit. C'est rassurant, les colonies vont se requinquer ... et le moral de l'apiculteur aussi.
Il y a cette année une parcelle de colza à 500 mètres du rucher. C'est une première. Il devrait commencer à fleurir dans quelques jours. Je compte la dessus pour aider les colonies à se développer car il est hors de question pour l'instant de penser à poser des hausses sur des colonies insuffisammant populeuses.
Les pissenlits attendaient depuis une semaine pour sortir en nombre. Les abeilles étaient dans les starting blocs pour aller chercher l’indispensable pollen. Le soleil se cachait et le vent froid s’en donnait à cœur joie.

Mais ces conditions défavorables ont enfin connu une fin, même si elle est peut-être provisoire. (La météo n’est pas très optimiste pour demain.)
En attendant, j’ai pu profiter de cette belle fin d’après-midi pour faire le point sur le rucher : J’avais très peur de trouver des colonies moribondes ou carrément mortes comme il y a quinze jours. Entre-temps, je n’avais pas écrit que j’avais perdu une colonie en ruchette dans des conditions identiques aux précédentes pertes constatées : Du miel, mais plus d’abeilles et pourtant un petit rond de couvain sur un cadre.
Les 4 traitements à l’amitraze (12 gouttes sur un lange graissé répété quatre fois à quatre jours d'intervalle) ont fait tomber pas mal de varroas. C’était l’objectif de cette action d’urgence, en attendant de pouvoir revenir à une chasse au varroa plus naturelle et plus respectueuse de l’environnement, et également de prévoir un plan d’action qui éviterait absolument ce recours.
J’ai contacté l’agent sanitaire du canton il y a une semaine qui m’avait appris que plusieurs apiculteurs du sarladais ont rencontré les mêmes déboires que les miens. Il attribue ça également à une infestation de varroas. Même si je pense que la présence de l’acarien a contribué à l’écroulement des colonies, je ne suis pas certain qu’il n’y ai pas eu une autre cause déclenchante.
Après avoir ouvert rapidement les ruches, j’ai pu constater que les colonies avaient repris un développement plus normal. Les ruches comportent toutes environ 3 beaux cadres de couvain.
Les 3 colonies que j’avais pu passer de ruchettes en ruches occupent les 7 cadres que je leur avais laissés ; j’ai donc procédé à un agrandissement en ajoutant un ou deux cadres bâtis, selon la force estimée du couvain, en observant que les deux colonies qui bénéficient d’un isoruche, resté replié de chaque côté des 7 cadres, se sont développé un peu mieux que celle n’en bénéficiant pas.

C'était hier la deuxième journée de formation au rucher école de l'Abeille Périgordine. Je m'y suis déplacé pour aider à l'accueil des stagiaires, faire mon petit boulot de coordonnateur du suivi de la station et de ses colonies, et pour animer la bibliothèque syndicale qui a encore fait un tabac.
Malgré le temps froid et les averses menaçantes, une quarantaine de personnes avaient fait le déplacement et il aurait été difficile de se contenter de propos théoriques. Une ruche a donc été ouverte pour illustrer les propos concernant la visite de printemps.
Une quarantaine de personnes autour d'une ruche, c'est beaucoup, mais ça présente l'avantage de former un écran protecteur contre le vent et ça assure un micro-climat au centre du cercle qui permet d'observer pendant quelques minutes les habitants de la ruche, le couvain et les provisions.
Comme pour les autres années, le public était très hétérogène, composé des adhérents récents, qui possède ou non leur première ruche, de personnes qui découvraient pour la première fois la possibilité de posséder ses propres ruches, ou d'ancien du rucher école qui reviennent pour le plaisir d'échanger à propos des abeilles. La gratuité des séances et l'ouverture à tout public permettent ce brassage.
La prochaine séance aura lieu le samedi 28 avril, toujours à la station de La Gavinie, sur la commune de Trélissac avec au programme, si le temps le permet: L'essaimage, causes et facteurs favorisant, la prévention de l'essaimage, la récolte d'un essaim, la création d'un essaim artificiel par division, visite et maniement de la ruche, renouvellement des cadres, récolte et fonte de la cire, renforcement des colonies par réunion ... et toutes les questions que ne manqueront pas de poser les stagiaires.

Après le départ des stagiaires, je suis resté avec l'ami Jean-Marie et avec Basile, et on a pris un petit moment pour réorganiser, ranger et nettoyer la partie du pavillon destinée au stockage du matériel.
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