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Samedi 31 mars 2007
J'ai participé ce matin au Conseil d'Administration de l'Abeille Périgordine, moment important de décision et de partage d'informations. Chaque administrateur prend son rôle très au sérieux car il n'y a que peu d'absence à ses réunions. Comme d'habitude, l'ordre du jour était très chargé et certains points sont l'objet de longues discussions. Il n'est pas toujours facile d'accorder la même importance aux différents sujets. Ce matin, on y a parlé U.N.A.F., O.G.M., frelon asiatique, 20ème anniversaire de notre syndicat, A.D.A.,  en plus des sujets incontournables habituels.
Je suis passé à La Gavinie après le C.A.. (station du rucher école)
1ère bonne nouvelle: les sangliers n'ont pas passé la nouvelle clôture électrique.
2ème bonne nouvelle: Les 11 colonies sont vivantes et quelques unes d'entr'elles sont très actives.
J'ai stimulé les colonies en vue de la formation d'essaims le 28 avril ( J'ai dilué légèrement le sirop et j'ai distribué 1/2 litre à chaque colonie.) mais je ne les ai pas visiter car la température me semblait trop basse, J'ai juste soulevé trois nourrisseurs pour estimer la population.
Une des colonies qui me semblait peu peuplée (déjà faible le 10 mars dernier) a eu en plus une petite rincée de sirop pur directement sur la tête des cadres .
J'ai également installé deux pièges à essaims au cas où certaines vieilles reines aient envie de se faire la belle avant qu'on ne leur torde le cou. Pas facile car il ne restait pas de vieux cadres de corps Dadant: J'ai dû prendre un corps langstroth pour un des pièges et 2 demi-ruchettes pour l'autre. Il faudra s'en rappeler avant la fonte des cadres en automne pour garder quelques vieux cadres en réserve. Sur la photo de la station, on peut apercevoir au centre le très inesthétique support destiné à installer un piège à une hauteur convenable. Inesthétique, mais pratique: si un essaim vient s'y loger, il suffira d'enlever progressivement les rangs de parpaings et la colonie sera en place.
par Jean-Marc NAILLON publié dans : L'Abeille Périgordine
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Jeudi 29 mars 2007

Pour aider les apiculteurs et les autres à lutter contre la prolifération des O.G.M., je relaie une action qui me parait intéressante. Je vous en fais part ci-dessous.

Je me permets donc de reproduire le texte trouvé sur le site de l'association Kokopelli qui propose à tous les jardiniers de cultiver du maïs et de demander ensuite au Ministère de l'agriculture d'effectuer une analyse pour être rassuré sur la non contamination génétique. En plus, c'est joli du maïs dans un jardin et il y a même une fiche technique pour la culture.

J'essaierai de passer ...dans quelques mois une photo des plants de maïs que je vais bientôt semer près du rucher .

Bonne culture à tous. S'il vous faut la recette pour faire des pop corns , demandez moi à l'automne, je vous ferai parvenir celle de mes enfants.


http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=87

 


 

Campagne Sans Ogm, Semons

 

Sans Ogm, Semons . Protégeons la Biodiversité




L’Association Kokopelli lance une campagne M.A.I.S. (Mensonges Avérés de l'Industrie Semencière) qui, grâce à un engagement citoyen (et aux semences reproductibles d’anciennes variétés), contribuera à dénoncer les contaminations transgéniques, dont se rendent coupables les toxisemenciers et l’Etat Français.

Mr. Daniel Chéron, de Limagrain, vient d’annoncer que ce sont au moins 30 000 ha de maïs OGM qui seront cultivés en France en 2007 contre 5.000 ha en 2006 et moins de 1.000 ha en 2005. Selon Mr. Chéron, directeur général de Limagrain (qui se situe au quatrième rang des multinationales de la semence) le développement de la culture de maïs chimériques ne pourra que se poursuivre alors même que le gouvernement Français a renoncé à soumettre à l’Assemblée Nationale la loi OGM visant à transposer la Directive Européenne 2001-18. Il est en effet difficile pour le gouvernement de se lancer, à quelques semaines des élections, dans un combat aussi impopulaire dans l’opinion publique: 86% des Français sont hostiles aux chimères génétiques.

Ce qu’il ne veut pas soumettre au débat public, le gouvernement se prépare à l’imposer dans les prochains jours par décret, pour répondre en partie aux injonctions de la Commission Européenne. Le contenu de ces décrets n’est pas encore connu, mais il est fort à parier qu'ils seront encore plus laxistes et favorables aux chimères génétiques que la loi votée par le Sénat en mars 2006 : irresponsabilité civile et financière totale des semenciers en cas de dissémination, et information minimale des populations.

La multinationale Monsanto a même lancé une pétition vers les agriculteurs pro-ogm afin de faire pression sur le gouvernement et faire passer sa loi OGM par décrets. Cette pétition demande que l’emplacement des parcelles de maïs transgénique ne figure pas sur le registre public "afin de permettre aux agriculteurs de choisir de cultiver des OGM en toute sérénité." (dans le texte!)

Cela permettrait au passage de contaminer son voisin sans qu’il le sache et en toute sérénité !

Toutes les jardinières et tous les jardiniers qui souhaitent participer à cette campagne de dénonciation des contaminations transgéniques sont invités à cultiver du maïs dans leur jardin (du maïs doux ou du maïs à éclater ou du maïs à farine) et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique.

Invitez vos amis à participer à cette campagne sémillante et constructive d'éradication des chimères génétiques. Nous sommes sûrs que le Ministère de l'Agriculture appréciera grandement de recevoir quelques dizaines de milliers d'échantillons de semences accompagnés d’une requête d’analyse génétique.

Une requête type est disponible, sur le site internet de Kokopelli, ainsi qu’une fiche technique de culture des maïs.



par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Mercredi 28 mars 2007

Troisième jour de butinage sur le pissenlit. C'est rassurant, les colonies vont se requinquer ... et le moral de l'apiculteur aussi.

Il y a cette année une parcelle de colza à 500 mètres du rucher. C'est une première. Il devrait commencer à fleurir dans quelques jours. Je compte la dessus pour aider les colonies à se développer car il est hors de question pour l'instant de penser à poser des hausses sur des colonies insuffisammant populeuses.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des photos
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Lundi 26 mars 2007

 

Les pissenlits attendaient depuis une semaine pour sortir en nombre. Les abeilles étaient dans les starting blocs pour aller chercher l’indispensable pollen. Le soleil se cachait et le vent froid s’en donnait à cœur joie.

 

 

Mais ces conditions défavorables ont enfin connu une fin, même si elle est peut-être provisoire. (La météo n’est pas très optimiste pour demain.)

 

En attendant, j’ai pu profiter de cette belle fin d’après-midi pour faire le point sur le rucher : J’avais très peur de trouver des colonies moribondes ou carrément mortes comme il y a quinze jours. Entre-temps, je n’avais pas écrit que j’avais perdu une colonie en ruchette dans des conditions identiques aux précédentes pertes constatées : Du miel, mais plus d’abeilles et pourtant un petit rond de couvain sur un cadre.

 

Les 4 traitements à l’amitraze (12 gouttes sur un lange graissé répété quatre fois à quatre jours d'intervalle) ont fait tomber pas mal de varroas. C’était l’objectif de cette action d’urgence, en attendant de pouvoir revenir à une chasse au varroa plus naturelle et plus respectueuse de l’environnement, et également de prévoir un plan d’action qui éviterait absolument ce recours.

 

J’ai contacté l’agent sanitaire du canton il y a une semaine qui m’avait appris que plusieurs apiculteurs du sarladais ont rencontré les mêmes déboires que les miens. Il attribue ça également à une infestation de varroas. Même si je pense que la présence de l’acarien a contribué à l’écroulement des colonies, je ne suis pas certain qu’il n’y ai pas eu une autre cause déclenchante.

 

Après avoir ouvert rapidement les ruches, j’ai pu constater que les colonies avaient repris un développement plus normal. Les ruches comportent toutes environ 3 beaux cadres de couvain.

 

Les 3 colonies que j’avais pu passer de ruchettes en ruches occupent les 7 cadres que je leur avais laissés ; j’ai donc procédé à un agrandissement en ajoutant un ou deux cadres bâtis, selon la force estimée du couvain, en observant que les deux colonies qui bénéficient d’un isoruche, resté replié de chaque côté des 7 cadres, se sont développé un peu mieux que celle n’en bénéficiant pas.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des travaux au rucher
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Dimanche 25 mars 2007

C'était hier la deuxième journée de formation au rucher école de l'Abeille Périgordine. Je m'y suis déplacé pour aider à l'accueil des stagiaires, faire mon petit boulot de coordonnateur du suivi de la station et de ses colonies, et pour animer la bibliothèque syndicale qui a encore fait un tabac.

 Malgré le temps froid et les averses menaçantes, une quarantaine de personnes avaient fait le déplacement et il aurait été difficile de se contenter de propos théoriques. Une ruche a donc été ouverte pour illustrer les propos concernant la visite de printemps.

Une quarantaine de personnes autour d'une ruche, c'est beaucoup, mais ça présente l'avantage de former un écran protecteur contre le vent et ça assure un micro-climat au centre du cercle qui permet d'observer pendant quelques minutes les habitants de la ruche, le couvain et les provisions.

Comme pour les autres années, le public était très hétérogène, composé des adhérents récents, qui possède ou non leur première ruche, de personnes qui découvraient pour la première fois la possibilité de posséder ses propres ruches, ou d'ancien du rucher école qui reviennent pour le plaisir d'échanger à propos des abeilles. La gratuité des séances et l'ouverture à tout public permettent ce brassage.

La prochaine séance aura lieu le samedi 28 avril, toujours à la station de La Gavinie, sur la commune de Trélissac avec au programme, si le temps le permet: L'essaimage, causes et facteurs favorisant, la prévention de l'essaimage, la récolte d'un essaim, la création d'un essaim artificiel par division, visite et maniement de la ruche, renouvellement des cadres, récolte et fonte de la cire, renforcement des colonies par réunion ... et toutes les questions que ne manqueront pas de poser les stagiaires. 

 

Après le départ des stagiaires, je suis resté avec l'ami Jean-Marie et avec Basile, et on a pris un petit moment pour réorganiser, ranger et nettoyer la partie du pavillon destinée au stockage du matériel.

 

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : L'Abeille Périgordine
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