Christian Vélot est Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l’Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est
responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS-Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay. Parallèlement à son activité d’enseignement
et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de
document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de
conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires. Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui
oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle. Ses prises de position lui valent aujourd’hui, de la
part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions matérielles, depuis la confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, la privation d’étudiants stagiaires, la menace d’un
déménagement manu militari, jusqu’à l’annonce de l’exclusion de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009.
Une pétition peut aider à soutenir ce chercheur. Elle demande que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de
recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et qu’il puisse rester dans ses locaux au moins jusqu’à la fin de son actuel contrat (fin
2009).
Vous trouverez cette pétition sur le site:
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1638#sp1638
Mardi dernier, lors d'un passage à Périgueux, je suis allé visiter rapidement les colonies de la station de La Gavinie
(Station apicole de l'Abeille Périgordine, voir à la rubrique "Abeille Périgordine").
En fait, trois jours avant, j'y étais déjà pour la séance du rucher école, mais celle-ci s'étant terminée sous la pluie, (et donc sous l'abri dont l'ingénieuse idée revient à l'ami
Jean-Marie), il n'avait pas été possible d'évaluer le développement et les soins nécessaires aux différentes colonies.
L'essentiel des colonies se portent bien, même si certaines auront besoin d'un remérage (changement de reines) au mois de mai, mais j'ai découvert quatre colonies au bord de la disette, dont une
était plutôt proche de la famine avec des rayons complètement vides de miel.
Pourtant complémentées en prévention dès le mois de janvier avec du candy, ces colonies avaient achevé de consommer leurs réserves hivernales.
Si on se souvient de la météo et des observations effectuées depuis le début du mois de janvier, c'est tout à fait logique d'en arriver là: les températures trop douces pour la saison hivernales
ont permis un développement rapide du couvain grâce à des rentrées importantes de pollen de noisetiers, puis de pruneliers, et ont donc nécessité une dépense importante en énergie pour chauffer
le nid à couvain.
Résultat: les colonies dont les stocks de miel étaient un peu justes peuvent très bien crever famine en cette fin de mois de mars. Gare aux quelques jours froids à venir!!! Le développement
rapide de nos colonies pourraient mal se terminer si on n'y prend garde.
je dois donc suivre de près les essaims ayant hiverné en ruchette, car c'étaient les colonies les moins pourvues en réserve.
par Jean-Marc NAILLON
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La conduite des ruches
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Une vidéo pour compléter l'article précédent:
La reine "Vespa Vélutina" ne se montre pas du tout agressive, mais désireuse de rester le plus possible en contact avec son nid et les quelques oeufs qu'elle y a
pondu.
par Jean-Marc NAILLON
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Nos abeilles en danger
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J'ai eu la chance d'être appelé par un apiculteur voisin pour observer une femelle fondatrice de vespa velutina.
Elle s'est installé dans un endroit idéal pour construire son premier nid: A l'intérieur d'une ruchette vide d'abeilles qui ne contenait
plus qu'un cadre. Un abri, un peu de miel restant, et des abeilles qui viennent encore piller les restes de miel.
Contrairement à ce que j'avais entendu dans les réunions apicoles, cette femelle, à ce stade de développement du nid, ne le quitte pas. Après deux jours de visites fréquentes, elle se tient en
permanence dans son nid, ne se sauve pas malgré les manipulations des observateurs et le retournement du couvre cadre sous lequel est fixé le nid, ne s'envole pas à plus d'un mètre de distance
lorsque les observateurs se font un peu trop envahissants. Elle rentre ensuite dans la ruchette par l'entrée, faisant preuve d'un comportement ressemblant à celui de nos
abeilles.

Les photos sont de Basile
J'imagine qu'elle devra quitter fréquemment son nid ensuite, lorsque les larves nécesiteront un apport important en nourriture. Pour
l'instant, il me semblait n'y avoir que des oeufs au fond des alvéoles.
Les oeufs semblaient de taille différente, les plus gros dans les alvéoles centrales. Il y avait dix alvéoles construites et le nid comportait une amorce de deuxième paroi. Des abeilles mortes
jonchaient le fond de la ruchette et j'ai pu observer de nombreux morceaux d'abeilles.
Merci encore à Serge de m'avoir fait partager ses observations.
par Jean-Marc NAILLON
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Nos abeilles en danger
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