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Jeudi 30 août 2007

 

Véronique m'a signalé la parution d'un article du Monde concernant les soucis que rencontrent les abeilles dans différents pays. Cet article bien documenté (à part une omission sur les OGM car les évaluations des conséquences des insecticides produits n'ont pas été faites sur les larves mais sur les abeilles butineuses) peut être lu à l'adresse suivante:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-948835@51-948933,0.html

Ne pas oublier de cliquer sur le petit 2 pour lire la deuxième page!

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Lundi 27 août 2007

Pour ceux qui n'ont pas encore eu l'information:

Un très bon film documentaire, librement téléchargeable sur internet, à faire circuler sans retenue

"Le pollen de la discorde"

Il présente le point de vue des apiculteurs, d'agriculteurs, ingénieur agronome, scientifiques sur les problèmes engendrés par la culture en plein champ des O.G.M.

à visionner en cliquant sur l'adresse suivante:

 http://www.blip.tv/file/347281/

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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Dimanche 26 août 2007

Je me suis aperçu hier que la ruchette rapportée vendredi au rucher, en même temps que la ruche acrobate (voir article précédent) présentait une activité très faible devant la planche d'envol: alors que toutes les ruches voisines font preuve d'une activité débordante, quelques rares abeilles entraient et sortaient de celle-ci.

J'ai donc procédé à une visite de la colonie: J'ai trouvé des abeilles qui occupaient cinq cadres, le sixième n'ayant pas été bâti, du couvain sur trois cadres, ... et des cadres secs de miel, sans une seule cellule contenant du nectar ou du miel.

Vraissemblablement la colonie connaissait la famine!

Ce n'est pas très étonnant car il s'agissait là d'un essaim arrivé tardivement dans le dernier piège à essaim que j'avais posé aux alentours du rucher, après la miellée de tilleul et au début de ce qui aurait dû être la miellée de châtaignier. La météo n'ayant pas permis de rentrer de nectar fin juin et début juillet, cet essaim s'est installé au mauvais moment. Je ne l'avais nourri que très peu avant de le délocaliser pour quelques semaines, et voilà le résultat, les abeilles n'ont aucune réserve et ont faim. Mauvaise anticipation de l'apiculteur, trop pressé peut-être!

J'ai donc nourri hier soir avec un peu de miel que j'avais sous la main, en prenant la précaution d'éviter le pillage: j'ai vérifié que le toit de la ruchette était bien hermétique, car j'ai utilisé un petit nourrisseur plastique carré, et j'ai déposé sur la planche d'envol une poignée d'herbe, sensée aider les gardiennes à faire le tri des abeilles entrantes. J'utilise aussi cette technique quand je ne peux pas faire autrement que de faire lécher les hausses pas trop loin du rucher (je réduis les entrées de toutes les petites colonies)

Ce matin, la colonie semblait avoir retrouvé une certaine vigueur si j'en crois l'observation de la planche d'envol: les entrées de pollen étaient aussi importantes que pour les ruches voisines. J'ai poursuivi le nourrissement par un apport de sirop (1 litre) que je renouvellerai tous les deux jours dans la semaine qui vient. Je ne manquerai pas non plus de vérifier l'état des provisions dans les autres colonies.

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des travaux au rucher
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Vendredi 24 août 2007

Hier soir, je suis allé rechercher deux colonies que j'avais délocalisées pour quelques temps à Marquay. Il s'agissait d'essaims issus de mon rucher, qui s'étaient d'abord installés dans des pièges à essaim, et que je voulais déplacer.

L'une d'elle était contenue dans une ruche Dadant 12 cadres, sur laquelle j'avais placé une hausse (Initialement l'essaim était arrivé dans une ruchette 6 cadres, il était particulièrement costaud, alors je l'avais transféré dans une ruche en réserve puis je lui avais ajouté une hausse lorsqu'il s'était suffisamment développé).

Au retour, il faisait nuit et il n'était pas question de descendre le véhicule au rucher car les pluies des derniers jours avait suffisamment détrempé le sol pour que je craigne de m'y enliser. Avec Martin qui était venu m'aider à porter cette caisse, nous avons chargé la ruche sur la brouette (voir descriptif dans un article précédent). Nous avons coupé à travers le pré, dans le noir, et patatras! Une taupinière mal placé a fait culbuter la brouette et son contenu. La ruche a roulé au sol.

Heureusement, nous avions pris la peine de la sangler correctement pour le transport: plancher, corps, hausse et toit sont restés solidaires.

Vite, nous l'avons replacé sur la brouette pour terminer le déplacement et ce matin, je suis allé contempler le désastre: Et bien pas du tout. A ma grande surprise, tout les cadres étaient en place. La propolis les avait suffisamment collés pour permettre à l'ensemble de résister au choc.

Dans quelques jours, il faudra tout de même que je vérifie la bonne santé de la reine pour voir si elle a survécu à la cabriole !

La ruche acrobate sagement installée

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Des travaux au rucher
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Jeudi 23 août 2007

J'avais parlé des frelons asiatiques au printemps, sans que mes ruches ne soient inquiétées, mais je pensais bien que l'extension rapide de leur territoire les amènerait jusqu'à mon rucher.

C'est chose faite! Lors d'une visite rapide du rucher, Basile s'est écrié: "un frelon asiatique!!!"

Une rapide claque sur le frelon en vol stationnaire à quelques centimètres de la planche d'envol de la ruche et la bête s'est retrouvée à terre, un coup de talon bien placé l'a achevé... Ce qui nous a facilité les choses pour l'identifier à coup sûr. D'autres visites ont permis de nous apercevoir que les frelons sont bien présents, et c'est équipés de raquettes de badminton que nous avons réussis à en tuer une dizaine.

Je suis bien conscient que ce n'est pas de cette manière que nous empêcherons une prédation importante de nos abeilles dans les deux mois qui viennent, alors on a mis en place des pièges à bière. En quelques jours, quelques frelons sont venus s'y noyer ( des frelons aiatiques comme des frelons européens). Et nous avons essayé une stratégie un peu plus risquée: En reprenant l'idée de Richard, nous avons tenté de capturer un spécimen vivant. Pas facile d'abattre un frelon en vol d'un coup de raquette sans trop l'abimer! Après quelques tentatives infructueuses, c'est Basile qui a eu la main suffisamment légère pour ne pas couper le frelon en deux. Une fois mis dans une boîte, j'ai essayé de lui déposer sur le thorax une goutte d'insecticide pour les fourmis; afin qu'il la rapporte au nid (c'est de la lutte chimique très ciblée). C'est en fait le même geste que lorsqu'on marque une reine, mais je dois dire que c'est un peu plus délicat et angoissant. Au bout du compte, le frelon s'est envolé, emportant son fardeau empoisonné sur le dos.

Deux v"espa vélutina " dégommés" à la raquette

par Jean-Marc NAILLON publié dans : Nos abeilles en danger
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