Lutte anti-varroas

Publié le par Jean-Marc NAILLON

Rappel pour les non initiés (car ce blog leur est aussi destiné): Le varroa est un acarien, parasite de l'abeille, arrivé en France dans les années 80. Il se reproduit dans les cellules operculées du couvain (larves d'abeilles) et se nourrit de l'hémolymphe de son hôte. Il affaiblit considérablement l'abeille qu'il parasite et diminue sa durée de vie. Il participe à la fragilisation de la colonie face aux diverses maladies qui la menacent et en provoque à terme sa disparition.

Les produits généralement employés par les apiculteurs sont nocifs pour l'environnement et se fixent sur la cire des rayons. L'utilisation de traitements alternatifs commencent à se répandre: l'acide oxalique, les produits à base de thymol, mais ne sont pas toujours faciles d'emploi.

J'ai toujours essayé, depuis mes débuts en apiculture, d'employer des produits ou des stratagèmes moins agressifs pour les abeilles et ne laissant pas de résidus dans la cire, voire dans le miel. Après avoir utilisé pendant quelques années la roténone en évaporation et les planchers grillagés, je traite maintenant les colonies avec les huiles essentielles  de thym sous la forme de cristaux de thymol que je brûle dans un appareil qui les vaporise dans la ruche, et également en piégeant les varroas dans le couvain de mâles.

Pour l'appareil, je dois remercier Jean-Marie, le cyberbricoleur de l'Abeille Périgordine, qui a conçu ce "vaporisateur à chaud" en soudant divers pièces de récupération ou en les fabriquant. 

Je piège les varroas dans le couvain de mâles à deux ou trois reprises, environ entre le 20 avril et le 15 juin. A cette période, si la colonie est suffisamment forte, les jeunes abeilles cirières construisent du couvain de mâles dans les espaces libres des cadres (cellules plus grandes que les cellules d'ouvrières). Il suffit donc de ne pas cirer le tiers inférieur d'un cadre préalablement marqué et de découper le bloc de cellules de mâles obtenues, quand elles sont operculées. Les varroas les affectionnent particulièrement car elles sont operculées plus longtemps que les cellules d'ouvrières (12 jours contre 9).

 

 

Publié dans La conduite des ruches

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

villefly 27/10/2009 22:39


juste a la lecture je vous signale que le thymol n'a rien a voir avec l'huile essentielle de thym mais que c'est une molecule chimique de synthese ,certes autorisée en api bio,son usage garde des
adeptes comme pour le formique, mais ne peut rivaliser avec l'efficacité de l'amitraze (non bio) ou l'oxalique(bio)à suivre parce que ca change tout le temps... bon courage et merci pour les news
sur le frelon(on se prepare!)jean luc


Sensitive 03/03/2008 17:22

Bonjour à vous,Je fais actuellement une petite étude auprès d'amateurs possédant entre 5 et 70 ruches, au sujet des maladies et des parasites des abeilles.Si cela vous concerne et que vous acceptez de me répondre, j'aimerai vous contacter par téléphone, nous en aurions pour une quinzaine de minutes.Cordialement.SensitiveSensitive34@hotmail.fr

René Fourmaux 08/03/2007 00:19

Bonjour,
Très interessant de lire vos remarques très judicieuses. Pourrait on savoir comment est construit le fameux vaporisateur à chaud de thymol (plan ou dessin) et quelles doses employez-vous par ruche? est ce fonction de la population?  type de ruche? n'y at-il pas désertion?
merci pour votre réponse.

Jean-Marc NAILLON 14/03/2007 22:35

Bon, je suis maintenant un peu embêté de répondre à ce commentaire. D'abord parce que j'ai tardé. Ensuite parce que depuis, j'ai écrit des articles qui montrent que je suis en recherche pour améliorer ce mode de traitement.
Je me contenterai donc de répondre pour l'instant à propos du vaporisateur, ou devrait t-on l'appeler le  "sublimateur". La photo me semble parlante. Si vous désirez un peu plus de détails, je peux vous mettre en contact avec son constructeur, Jean-Marie, le cyberbricoleur del'Abeille Périgordine.

J M B 24 07/03/2007 22:07

Les cristaux de thymol ne sont pas brûlés, mais sublimés.