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La conduite des ruches

Mercredi 14 février 2007

Voilà la photo de l'appareil que j'utilise pour vaporiser l'essence de thymol dans la lutte anti varroas. Je verse quelques cristaux de thymol dans l'orifice sous la poignée et je referme. L'appareil doit être tenu horizontalement pendant toute la durée des opérations.

J'introduis le tube dans la ruche et je laisse les vapeurs se diffuser dans la ruche pendant 30 secondes environ.

Cette méthode n'a pas une efficacité garantie. Il serait intéressant de faire un contrôle de chute des varroas à l'aide d'un médicament homologué, mais je ne souhaite pas introduire ces produits dans les ruches.

Je complète donc ce travail avec le piégeage des varroas dans le couvain de mâles.

Il ne s'agit pas d'éradiquer le parasite. Aucun produit ne peut prétendre le faire. Il s'agit plutôt de contrôler son développement et de permettre aux abeilles de vivre malgré sa présence.

Par Jean-Marc NAILLON
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Mercredi 14 février 2007

Mes cadres à mâles sont en fait des cadres de corps normaux sans fil inox dans la partie inférieure.

Lorsque je monte la cire, je chauffe le dernier fil (troisième fil en partant du haut) un peu plus longtemps, jusqu'à ce que la cire gauffrée se coupe. Je récupère le morceau de cire gauffrée pour faire des amorces de cire pour les cadres de hausses qui sont destinés à produire du miel en section.

Auparavant, mes cadres à mâles étaient des cadres de réforme dont j'enlevais les fils et où je ne laissais qu'une amorce de cire en haut. Si j'évaluais mal la force de la colonie au moment de l'introduction de ce cadre, j'obtenais dans la ruche un cadre de couvain d'ouvrières sans fil, difficile à manipuler et que je ne détruisais pas par soucis de ne pas tuer des larves.

Avec le système présenté, je ne crains plus de me planter sur la date d'introduction.

Pour détruire le couvain de mâle operculé, il suffit d'une pression des deux pouces pour que la cire se coupe à l'endroit du dernier fil. Je replace ensuite le cadre et je peux recommencer une vingtaine de jours après. Si je laisse ce cadre dans la ruche, il reste utilisable en grande partie pour la ponte de la reine.

Par Jean-Marc NAILLON
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Mercredi 14 février 2007

Rappel pour les non initiés (car ce blog leur est aussi destiné): Le varroa est un acarien, parasite de l'abeille, arrivé en France dans les années 80. Il se reproduit dans les cellules operculées du couvain (larves d'abeilles) et se nourrit de l'hémolymphe de son hôte. Il affaiblit considérablement l'abeille qu'il parasite et diminue sa durée de vie. Il participe à la fragilisation de la colonie face aux diverses maladies qui la menacent et en provoque à terme sa disparition.

Les produits généralement employés par les apiculteurs sont nocifs pour l'environnement et se fixent sur la cire des rayons. L'utilisation de traitements alternatifs commencent à se répandre: l'acide oxalique, les produits à base de thymol, mais ne sont pas toujours faciles d'emploi.

J'ai toujours essayé, depuis mes débuts en apiculture, d'employer des produits ou des stratagèmes moins agressifs pour les abeilles et ne laissant pas de résidus dans la cire, voire dans le miel. Après avoir utilisé pendant quelques années la roténone en évaporation et les planchers grillagés, je traite maintenant les colonies avec les huiles essentielles  de thym sous la forme de cristaux de thymol que je brûle dans un appareil qui les vaporise dans la ruche, et également en piégeant les varroas dans le couvain de mâles.

Pour l'appareil, je dois remercier Jean-Marie, le cyberbricoleur de l'Abeille Périgordine, qui a conçu ce "vaporisateur à chaud" en soudant divers pièces de récupération ou en les fabriquant. 

Je piège les varroas dans le couvain de mâles à deux ou trois reprises, environ entre le 20 avril et le 15 juin. A cette période, si la colonie est suffisamment forte, les jeunes abeilles cirières construisent du couvain de mâles dans les espaces libres des cadres (cellules plus grandes que les cellules d'ouvrières). Il suffit donc de ne pas cirer le tiers inférieur d'un cadre préalablement marqué et de découper le bloc de cellules de mâles obtenues, quand elles sont operculées. Les varroas les affectionnent particulièrement car elles sont operculées plus longtemps que les cellules d'ouvrières (12 jours contre 9).

 

 

Par Jean-Marc NAILLON
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Mercredi 14 février 2007

Il est encore temps de revoir ses choix apicoles pour l'année 2007. Je me contenterai cependant de garder les mêmes principes d'action que pour l'année précédente :

  • - Eviter au maximum le nourrissement au sucre. Ce n'est pas un aliment naturel pour l'abeille. Je me demande d'ailleurs si ce sucre industriel ne contribue pas parfois à l'affaiblissement des défenses de nos avettes. Peut-être existe-t-il des études sur ce sujet. Si un lecteur de ce blog en a connaissance, il peut me laisser des indications en commentaire à la suite de cet article. Je nourris donc en fin d'hiver avec un peu de miel de ma récolte, si une ruche se trouve dans la besoin. Au début du printemps, je stimule les colonies en grattant leur propre miel, en petite quantité, près du couvain. Je réserve le sirop de sucre pour les essaims artificiels et la stimulation de fin d'été, en essayant de limiter les apports à deux kilos de sucre par colonie et par année.
  • - Changer les reines tous les deux ans au maximum. Remérer les colonies dont la reine parait défaillante. Je me livre donc à l'élevage par greffage de larves.
  • - Réunir des colonies avant les miellées importantes, ce qui implique de disposer de quelques colonies en ruchettes de réserve.
  • - Pas de transhumance sur des cultures suspectes, susceptibles d'être traitées avec des insecticides, ou issues de graines enrobées, ou bientôt d'être génétiquement modifiées.

Vive l'agriculture biologique !!! ... Hein ! ... Comment ! ...y'en a pas beaucoup ! ... Tant pis, je laisserai mes ruches en place.

Amis lecteurs faites donc les bons choix lorsque vous remplissez votre panier.

Par Jean-Marc NAILLON
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Samedi 3 mars 2007

Etant donné la douceur du temps, la date maintenant tardive et l’avancée de la végétation, il était temps de commencer à agir sur les colonies pour les aider à un démarrage correct.

J’ai donc procédé comme suit :

 

Pour les colonies qui semblaient suffisamment dynamique, je me suis contenté d’un nettoyage des planchers : grattage des saletés accumulées, des gros dépôts de propolis puis brossage avec de l’eau javellisée. Il s’agit essentiellement d’une mesure prophylactique permettant aux colonies de démarrer la saison dans de bonnes conditions d’hygiène. Cette action me permet également de compléter l’observation du trou de vol en examinant les dépôts de cire sur les plateaux et de voir ainsi l’emplacement occupé par la colonie.

Pour les colonies suspectes, c'est-à-dire présentant au trou de vol une activité faible, j’ai commencé par nettoyer le plancher puis j’ai procédé à une visite rapide, sans sortir tous les cadres, en constatant la place occupée par les abeilles et en resserrant la colonie sur un côté de la ruche grâce à une partition isolante. Il faut donc dans ce cas sortir quelques cadres de miel latéraux qui ne pourront de toute façon pas servir avant longtemps.

 

 

J’ai découvert deux ruches vides. C’est toujours un peu déprimant de perdre des colonies. Les ruches contenaient du miel en abondance mais étaient complètement vides d’abeilles, comme ce qui était décrit l’année dernière par les collègues qui avaient parfois perdu de nombreuses colonies. J’étais très fier l’an dernier de n’avoir subi aucune perte hivernale. Cette année, il va falloir que je me pose des questions sur ma pratique apicole….

 

Un essaim artificiel de l’année dernière me semblait présenter une activité importante.

J’avais constaté une très belle ponte de la reine à l’automne et je souhaitais transvaser cette colonie en ruche.

Elle a pu bénéficier d’une ruche toute neuve et j’ai ajouté simplement un cadre bâti.

 

 

 

Elle se trouve maintenant sur sept cadres, calfeutrée par un isoruche replié après le septième cadre.

 

Par Jean-Marc NAILLON
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