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Mercredi 2 avril 2008


C'est le moment de marquer les reines.
Dans ma pratique apicole, j'essaie de marquer les reines en début de saison, mais pas trop tôt quand même. Il est bien sûr plus facile de trouver une reine dans une colonie de fin mars début avril que dans une colonie surpeuplée. J'attends donc en général l'équinoxe de printemps pour marquer un maximum de reines ( en tout cas celles qui ne le sont pas encore):
-  J'estime qu'avant cette date, il ne faut pas prendre le risque de déranger trop longtemps la colonie à cause des températures plutôt basses.
- Je ne suis pas à l'abri d'une manoeuvre mal faite, et la perte d'une reine trop tôt dans l'année entraînerait la perte de la colonie qui n'aurait pas les moyens d'en élever une dans de bonnes conditions. De plus, l'absence ou la quasi absence de mâles empêcherait une bonne fécondation de la reine de sauveté.


Il m'apparait très important d'avoir le maximum de reines marquées car ça me fait gagner un temps important dans différentes manipulations qui nécessitent la recherche de la reine
- pour la remplacer.
- pour "écrémer" une colonie afin de réduire les risques d'essaimage, en prélevant des abeilles ou des cadres de couvain.
- pour diviser une colonie ou la rassembler à une autre.
... Et le plaisir d'apercevoir la reine lors d'une visite, ça compte!

Je ne porte pas beaucoup d'importance à la couleur de la reine car je ne vends pas de reine ou d'essaim. L'important est que je puisse la trouver plus vite. J'ai fonctionné avec un flacon de couleur bleu pendant de nombreuses années.

 

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Vendredi 21 mars 2008


Mardi dernier, lors d'un passage à Périgueux, je suis allé visiter rapidement les colonies de la station de La Gavinie (Station apicole de l'Abeille Périgordine, voir à la rubrique "Abeille Périgordine").
En fait, trois jours avant, j'y étais déjà pour la séance du rucher école, mais celle-ci s'étant terminée sous la pluie, (et donc sous l'abri dont l'ingénieuse idée revient à l'ami Jean-Marie), il n'avait pas été possible d'évaluer le développement et les soins nécessaires aux différentes colonies.
L'essentiel des colonies se portent bien, même si certaines auront besoin d'un remérage (changement de reines) au mois de mai, mais j'ai découvert quatre colonies au bord de la disette, dont une était plutôt proche de la famine avec des rayons complètement vides de miel.
Pourtant complémentées en prévention dès le mois de janvier avec du candy, ces colonies avaient achevé de consommer leurs réserves hivernales.
Si on se souvient de la météo et des observations effectuées depuis le début du mois de janvier, c'est tout à fait logique d'en arriver là: les températures trop douces pour la saison hivernales ont permis un développement rapide du couvain grâce à des rentrées importantes de pollen de noisetiers, puis de pruneliers, et ont donc nécessité une dépense importante en énergie pour chauffer le nid à couvain.
Résultat: les colonies dont les stocks de miel étaient un peu justes peuvent très bien crever famine en cette fin de mois de mars. Gare aux quelques jours froids à venir!!! Le développement rapide de nos colonies pourraient mal se terminer si on n'y prend garde.
je dois donc suivre de près les essaims ayant hiverné en ruchette, car c'étaient les colonies les moins pourvues en réserve.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Dimanche 17 février 2008


Plusieurs conditions sont importantes à réunir pour aider les colonies à sortir de l'hiver et à se développer suffisamment tôt pour la miellée d'acacia. 
Parmi ses conditions, il y a la chaleur qui doit régner au sein de la colonie, pour que la reine puisse développer sa ponte suffisamment tôt.
Cette année ce sera particulièrement important car la végétation commence à prendre de l'avance et on pourrait voir un printemps très florifère, rapide, avec une accélération des floraisons, voire même un télescopage inhabituel de celles-ci, comme l'année dernière.
Revenons donc à la chaleur. Si la colonie est trop petite pour réchauffer seul le volume nécessaire à son développement, la reine ne pourra exprimer suffisamment son pouvoir de pondeuse et  les abeilles seront prêtes pour la miellée avec un mois de retard. 
Pour l'aider, je suis partisan de resserrer la colonie sur quelques cadres afin de diminuer le volume à chauffer. Habituellement, j'introduis dans la ruche une partition isolante qui est un simple morceau de polystyrène taillé aux dimensions intérieures de la ruche. Cette année, j'ai bricolé tout simplement des cadres particuliers. Au lieu de les filer pendant l'hiver, j'ai fixer à l'intérieur du polystyrène dense que j'ai recouvert d'une feuille plastique. Avantages espérés: manipulation plus facile, partition plus pérenne que je compte réutiliser quelques années. Elles s'abimeront moins et les abeilles ne pourront pas la grignoter si j'ai quelques jours de retard pour la déplacer ou l'enlever.

partition-isolante-copie-2.jpg 


Comme je couvre ces petites colonies d'un isoruche fabriqué maison ( isolant composé de 2 feuilles d'alu enserrant du plastique à bulles, le tout recouvert d'une feuille plastique), l'espace à chauffer est bien calorifugé et la colonie dépense moins d'énergie pour le chauffage.

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Mercredi 22 août 2007

Pendant l'hiver dernier, j'ai fabriqué cette brouette à ruche, très pratique pour:

- descendre au rucher avec un peu de matériel.

- transporter une ou deux ruches l'une sur l'autre.

- transporter les hausses récoltées jusqu'à la voiture.

 

J'ai profité de la mise au rebut d'une brouette dont la caisse était rouillée, percée et déchirée: un peu de peinture, une roue neuve avec pneu gonflable (pour le confort) et quelques éléments découpés dans des palettes de récupération.

Et en plus elle est démontable pour permettre de la ranger dans le coffre de la voiture!

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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Dimanche 27 mai 2007

 

Le changement de reine est devenu maintenant indispensable pour non seulement assurer une récolte correcte, mais également éviter l'essaimage et mettre la colonie dans de meilleures conditions de prophylaxie. Quand la reine a moins de 2 ans, elle pond davantage et permet à la colonie d'être plus populeuse et donc plus résistante aux agressions extérieures.

Les pertes de ruches subies à la sortie de l'hiver m'ont suffisamment marqué pour que je sois vigilant sur ce point cette année. Mais le retard pris par les colonies à cette période m'avait encouragé à ne pas me précipiter, car non seulement mes colonies étaient moins nombreuses, mais celles qui restaient avaient besoin de se refaire une santé avant d'envisager des prélèvements d'abeilles ou de couvain.

La fin de la miellée d'acacia me paraissait être une bonne période pour la création d'un starter: les abeilles sont nombreuses, encore facile à manipuler, la nourriture est assurée pour les petites colonies et le couvain est en général très abondant une semaine environ après la fin de la miellée, lorsque les abeilles ont monté dans la hausse le nectar rentré précipitamment dans le corps.

J'ai donc crée un starter avant la fin de la miellée: trois cadres de couvain operculé, 2 cadres de miel et pollen, et de nombreuses abeilles, le tout pris dans 5 ruches différentes. J'ai greffé 18 larves dans les cupules, et après avoir vérifié les acceptations (12 d'après mes observations du lendemain), j'ai sereinement attendu 12 jours pour prélever les cellules royales.

Une cellule royale à placer au milieu du couvain de la colonie à remérer (elles sera au pré&alable protégée avec du papier alu pour empêcher la destruction de la reine par le côté de la cellule

A ma grande surprise, je n'ai trouvé que trois cellules royales dans mon cadre de greffage, ... et trois sur un des cadres de couvain. Quelques oeufs avaient échappé à mon regard inquisiteur.

Les années précédentes, le résultat étaient largement supérieur. Il faudra donc que je recommence prochainement. D'autant plus que j'ai récupéré quelques essaims naturels dont j'aimerai changer la reine.

J'ai ensuite cherché les reines à supprimer.

 

 

2 reines sur la main de Basile

par Jean-Marc NAILLON publié dans : La conduite des ruches
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